Le prieuré en 645, le roi Judicaël

Tout commence au 7e siècle, au temps des Mérovingiens. Le royaume armoricain de Domnonée est alors dirigé par le roi Judicaël, dont une des résidences est Gaël, entre Paimpont et St Méen.

Avec son ami Mévenn (qui deviendra St Méen), il fonde un prieuré dédié à Notre Dame, sur les bords de l’étang actuel de l’abbaye.

Ce prieuré sera détruit au temps des invasions normandes.

La construction de l’abbaye, XIIIe siècle

Quand la paix fut rétablie, un second prieuré fut construit. Devenu sans doute trop petit, il sera transformé en abbaye indépendante à partir de 1199, année où l’on commença la construction de l’abbatiale actuelle. 

Les moines bénédictins qui y vivaient abandonnèrent alors l’ordre de St Benoît, pour devenir Chanoines Réguliers de St Augustin. Cet ordre occupa l’abbaye jusqu’à la Révolution, date à laquelle il abandonna les bâtiments à la paroisse.

Au XVe siècle, les voutes et le clocher

En 1407, Olivier Guiho est élu abbé. Il va restaurer de fond en comble l’église abbatiale. Il rénove d’abord la nef : réfection de la voûte en bois et consolidation des murs.

Sa grande innovation est de construire, pour le transept et le chœur, des voûtes en pierre soutenues à l’extérieur par des contreforts. Ces voûtes se situent plusieurs mètres plus bas que les anciennes voûtes. Grâce à cette modification, on peut construire un clocher à la croisée du transept.

Au XVIIe siècle : les transformations intérieures et la construction du monastère

Mais c’est surtout au XVIIe siècle que les plus grands changements eurent lieu : A la suite du concile de Trente (1545-1563), une vaste réforme catholique fut entreprise dans tous les domaines : théologie, discipline, liturgie, catéchèse…

Pour les chanoines réguliers de St Augustin, la réforme de Ste Geneviève se met en place à partir de l’abbaye parisienne. A Paimpont, la réforme est signée le 18 mars 1649 ; la congrégation envoie dix religieux venant d’autres abbaye, avec à leur tête un nouveau prieur, le père Asseline. Le père Barleuf, prieur de Montfort écrit : Ces moines se mirent aussitôt au travail. Le pauvre peuple, voyant un si beau service, entendant tant de catéchisme et de prédications, s’imaginait être dans un paradis. On administrait les sacrements de jour, de nuit, parmi les forêts, dans les villages éloignés.

Restait un problème de taille : où loger dignement tous ces religieux ? Les anciens bâtiments conventuels étaient presque en ruines. Sur les conseils du père Barleuf, on entreprit de raser ces anciens logements et de construire du neuf.

Les travaux commencèrent à la fin de 1649. S’éleva alors le grand bâtiment qu’on voit encore aujourd’hui, et qui abrite mairie et paroisse. Le bâtiment comprenait : au rez de chaussée : la procure, la salle capitulaire, un salon, le réfectoire et la cuisine ; à l'étage : l’appartement du prieur, les cellules des religieux, et un appartement de réception.

Aussitôt après, une hôtellerie fut construite près de l’ntrée du bourg actuel. Un bénitier, à gauche du porche, la signale encore.

On aménage aussi l’intérieur de l’abbatiale.

2004 : la Restauration

Tjuin10- 065rois années de travaux (2001 – 2004) se sont terminées à l’abbaye de Paimpont, dirigés par les monuments historiques.

Dans un premier temps, il y a eu consolidation des voûtes du chœur et du transept. Le grattage de ces voûtes a permis, d’ailleurs, de redécouvrir les fresques du XVe siècle.